Balthazar Daninos et Mickaël Chouquet sont de drôles de chercheurs. Ils ont ouvert une brèche dans laquelle je m’engouffre aveuglément. Ils ont choisi un lieu où les utopies sont réalisables : le théâtre. Banzaï!

Notre spectacle, Le feu de l’action, est en préparation. On pourra le voir en Automne 2021.

C’est une expérience avec le public.
Sous couvert d’une visite guidée de notre laboratoire, le public embarque avec nous dans un chantier d’expérimentations sur la recherche et l’action.

Action. A-C-T-I-O-N. C’est notre sujet. C’est notre obsession. Qu’est-ce que ce mot signifie pour nous. Pas pour le militant, pas pour le sportif, pas pour le maire du village,  par pour le trader, mais pour NOUS.
NOUS, tout simplement, qui sommes préoccupés, dépassés, embarrassés par les questions du vivant et du politique, du scientifique et du poétique et des limites qui les séparent ou les opposent artificiellement. Nous, qui de façon empirique, cherchons dans toutes les directions en même temps, jouons à questionner tout ce qui pourrait nous « engager », nous mettre en action, voire en interaction.
Nous,  qui jouons du théâtre comme d’un vaisseau spatial capable de nous propulser dans le présent.
Dans le présent de nos actions, nous nous « rencontrons ». Nous « rencontrons » le public à travers des mouvements, mouvements émotionnels, gesticulations, mouvements qui nous ouvrent à d’autres perceptions, d’autres échanges inventifs.
Dans notre recherche nous nous inspirons des pensées qui guident, qui soutendent la démarche singulière des chercheurs que nous interrogeons. Nous cherchons la substance agissante, que nous nommons le « principe actif » dans notre jargon laborantin.
Nous sommes également très curieux des démarches et des processus originaux de recherche mis en place par les chercheurs de tous poils. Quelle incroyable mécanique est en marche, qui, comme le côté immergé de l’Iceberg aboutit au miracle de l’action comme partie visible d’un long processus.

Notre jeu, notre enjeu, est donc d’extraire, de nommer ces différents mystères, qui  nous permettent, chercheurs, artistes, public, d’agir et d’interagir par transmissions et échanges.

Le feu, lui, le feu de l’action, c’est celui qui flambe sous l’alambic et qui libère l’élixir.
Dans l’imminence d’un phénomène attendu ou redouté, Le feu de l’action,  c’est aussi ce qui rassemble des conditions propices qui nous préparent à la survenue du hasard.
Le hasard comme expression d’un chaos nécessaire et salvateur, pour créer et inventer ensemble.

 

La page du spectacle sur le site des Ateliers du spectacle :

Le feu de l’action

Équipe :

conception / jeu : Mickaël Chouquet et Balthazar Daninos
scénographie : Céline Diez
mise en jeu : Anne Ayçoberry, assistée de Margaux Folléa
collaboration artistique : Charlot Lemoine
dramaturgie : Antoine Herniotte
conception technique : Benoît Fincker
conception lumières : Jean-Yves Courcoux

 

Production en cours :

TJP – Centre Dramatique National Strasbourg-Grand Est
Le Zef – Scène nationale de Marseille
Vélo Théâtre – Scène conventionnée Théâtre d’objet
Ville des Mureaux, PIA – Programme d’Investissement d’Avenir
Le Vaisseau fabrique artistique au Centre de Réadaptation de Coubert

Le groupe n+1 est conventionné par la Région Ile-de-France et a reçu l’aide à la création du Ministère de la culture – Drac Ile-de-France.

Leurs diverses actions ont été soutenues par :
la Scène nationale de l’Essonne
Athénor CNCM de Saint-Nazaire
l’Atelier Arts-Sciences, plateforme commune de recherche au CEA Grenoble et à l’Hexagone scène nationale Arts Sciences, Meylan.


  • dessins préparatoires